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MOT DE LA PRÉSIDENTE

MOT DE LA PRÉSIDENTE

Lorraine Lamontagne
Lorraine Lamontagne

En ce début d'année, je vous offre mes meilleurs vœux de sérénité et d'harmonie.

Depuis l'AGA de l'OIIQ en octobre, le sujet d'actualité est la formation de la relève infirmière. En effet, la proposition demandant à ce « que l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec fasse les représentations requises auprès du gouvernement du Québec afin que le droit de pratique soit obtenu à la fin de la formation universitaire (initiale ou DEC-BAC) tout en prenant en considération des mesures de transition et la préservation des acquis des infirmières en poste actuellement » a été adoptée par les délégués.

Le Québec accuse un décalage de formation de 3 000 heures à l'entrée à la profession par rapport au reste du Canada. Un important décalage est aussi constaté par rapport aux États-Unis et à différents pays de la francophonie.

Il faut préparer et former la relève des 30 à 40 prochaines années.

Depuis 40 ans, aucune heure n'a été ajoutée à la formation collégiale, alors que le contexte des soins s'est grandement complexifié. On n'a qu'à penser à l'augmentation des maladies chroniques, au vieillissement de la population, à l'évolution accélérée des connaissances, au développement technologique, aux soins qui se donnent de plus en plus dans le milieu. Ce contexte demande beaucoup d'autonomie. Et les départs massifs à la retraite risquent de priver la relève de cette précieuse expérience.

La formation collégiale n'est pas remise en cause, mais elle n'est plus suffisante. En effet, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a décidé que les soins critiques, la santé communautaire, la santé mentale, les soins complexes seraient enseignés au baccalauréat.

La Loi 90 a considérablement élargi le champ d'exercice. Un rehaussement des compétences infirmières ne peut qu'accroître la qualité des soins à la clientèle. Plus les infirmières investiront leur champ de pratique, plus le système sera efficace, car l'accès aux soins et le suivi des patients seront améliorés.

Pour ceux et celles qui s'inquiètent de la pénurie, on observe une augmentation de 21 % des inscriptions depuis que le DEC-BAC a fait son apparition. Dans les provinces du Canada, depuis que le BAC est la norme d'entrée, il y a eu une augmentation d'au moins 20 % des admissions, et même de 28 % en quatre ans en Ontario. Dans la région, depuis 2005, avec l'arrivée du DEC-BAC, on constate que la majorité des diplômées en soins infirmiers s'inscrivent au baccalauréat. Actuellement, plus de 30 % des infirmières détiennent un baccalauréat.

Soulignons que la formation terminale au BAC ciblera les nouvelles étudiantes. Le DEC-BAC demeurerait. Des mesures de transition seraient prises afin que les acquis des infirmières déjà en poste soient préservés. Les titulaires d'un DEC bénéficieraient d'un statut spécifique créé pour eux par l'OIIQ.

Le ministre Bolduc s'est engagé à réfléchir à la question du diplôme nécessaire pour l'entrée à la profession.

Le dossier complet sur le sujet est accessible sur le site Web de l'OIIQ. Il inclut une foire aux questions.

Lorraine Lamontagne

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