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MOT DE LA PRÉSIDENTE

MOT DE LA PRÉSIDENTE

Lorraine Lamontagne
Lorraine Lamontagne

Cette année, la campagne publicitaire pour la Semaine de l’infirmière porte sur le droit de prescrire comme une solution infirmière.

Le droit de prescrire va au-delà de l’ordonnance collective. En effet, il permet de décider de façon autonome sans avoir recours à une ordonnance collective. Dans combien de situations vous êtes-vous dit : cette personne présente des signes d’infection urinaire, il faudrait une analyse et une culture d’urine et, selon le résultat, je pourrais probablement lui prescrire le traitement? Combien de fois vous est-il arrivé de référer à un médecin pour prescrire un produit ou un pansement en soins de plaies, alors que c’est vous qui lui suggérez la prescription? Lorsque vous évaluez une personne qui présente des signes de constipation, de vaginite à levures, de lésions cutanées causées par le Candida, etc. votre réflexe ne serait-il pas de vous référer à des guides de cliniques reconnues? Ce ne sont que quelques exemples pour lesquelles ce droit permettrait de réduire l’attente à l’urgence et dans les cliniques ainsi que d’éviter des démarches et des délais inutiles.

On peut aussi penser que le dépistage de la chlamydia ou de la gonorrhée dans le cas de symptômes d’infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) pourrait réduire significativement les risques de propagation. Toujours en lien avec la prévention, les prescriptions de suppléments vitaminiques et d’acide folique, du traitement prophylactique du paludisme, du traitement pour la cessation tabagique, du traitement de la pédiculose, sont d’autres exemples qui permettraient une meilleure accessibilité à ces traitements préventifs.

Le droit de prescrire dans des situations précises et pour lesquelles les infirmières ont la compétence, pour lesquelles des lignes directrices existent, faciliterait leur travail tout en leur permettant de compléter les soins qu’elles dispensent.

L’OIIQ a identifié pas moins de 16 000 infirmières en milieu communautaire et 8 000 en milieu d’hébergement qui sont touchées directement par cette demande.

Pour terminer, je cite Lucie Tremblay, présidente-directrice générale de l’OIIQ : « Le droit de prescrire pour les infirmières et les infirmiers, c’est la Révolution tranquille dont lesinfirmières et la population du Québec ont besoin pour conserver un système en santé. »

Je profite de l’occasion pour vous souhaiter un très bel été!

 

Lorraine Lamontagne

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