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CLINIQUEMENT VÔTRE

CLINIQUEMENT VÔTRE

La prescription infirmière, indispensable dans notre pratique 

À l’été 2016, grâce à des modifications au Règlement sur certaines activités professionnelles qui peuvent être exercées par une infirmière clinicienne (chapitre M-9, r. 12.001), notre pratique a connu un vent d’autonomie dont nous ne pourrions plus nous passer.

Ainsi, en vertu dudit Règlement, les infirmières et infirmiers peuvent maintenant exercer leur droit de prescrire dans certains domaines d’activités, notamment en soins de plaies, en santé publique et pour certains problèmes de santé courants.
Pour notre part, dès que le droit de prescrire a été octroyé aux infirmières et infirmiers, nous avons saisi cette occasion sachant qu’elle nous donnerait une plus grande autonomie et indépendance dans notre champ de pratique afin d’offrir des soins plus globaux. Travaillant en santé publique dans le domaine de la santé sexuelle, nous étions certaines de nous en servir. Notre droit de prescrire nous permet concrètement :

  • de commencer une contraception chez toute femme voulant accéder à un moyen contraceptif, le changer ou le renouveler;
  • de traiter une infection gonococcique ou à Chlamydia

Évidemment, ce droit de prescrire exige des normes de compétences présentes dans notre code de déontologie. Cela signifie que, même si une infirmière ou un infirmier possède ce droit, il est de sa responsabilité d’avoir les compétences pour s’en servir et de bien honorer ce privilège. Concernant le rôle de prescriptrice et prescripteur, des protocoles québécois encadrant la pratique sont des outils très complets pour garantir une bonne pratique sécuritaire.

Tout le monde sait que les infirmières et infirmiers sont plus accessibles que les médecins dans notre système de santé. Le fait d’avoir plus de moyens d’intervenir dans un champ plus large de leur pratique fournit à la clientèle l’accès à des ressources flexibles et compétentes mieux formées.

Depuis l’application de la prescription infirmière, le lien de collaboration avec le médecin devient plus intéressant, car notre expertise est de plus en plus reconnue. Le médecin réalise que notre limite d’intervention a été atteinte quand nous lui envoyons un client. Ainsi, l’expertise de chaque personne est optimisée, ce qui permet d’effectuer un excellent travail interdisciplinaire.

Avec du recul, il est impensable de ne pas avoir notre droit de prescrire. Cet outil est vraiment devenu indispensable dans notre pratique en tant qu’infirmières de la santé publique à la Planification des naissances, clinique jeunesse et SIDEP. L’essayer, c’est l’adopter!

Annie Boissonneault et Manon Faber
Infirmières cliniciennes à la clinique Planification des naissances, SIDEP et Clinique jeunesse

Annie Boissonneault

Manon Faber

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